Nous sommes à deux semaines de la
fin de notre projet, et pourtant, plus on s'approche de la fin et plus on se
rend compte de cette multitude de petits (et parfois même gros) détails qui
pourraient encore plus mettre en valeur l'application de calculs de devis. Vous
pourriez avoir du mal à me croire, mais si le temps pouvait s'arrêter et nous
offrir 2 mois de plus, j'en serai ravis.
C'est assez frustrant de s'être tant investi dans un projet, en partant de
rien, et de devoir désormais se préparer à rédiger le cahier des charges des heureux
lauréats du PJE Bredema de l’an prochain...
Devrions nous disposer du temps d'aller jusqu'au bout des choses, ou du moins jusqu'au bout de l'image que l'on se faisait du produit le premier jour ou l'avenir réside-t-il dans la bêta perpétuelle?
Merci à http://www.sergegirard.com/ pour l'image.
Ouroboros symbole de l'identité des métiers de l'image et du conseil?
Au delà de la frustration il y a aussi la joie ou la colère de voir un projet grandir sans nous, se ramifier sous la plume des autres. Parfois ils périclitent ou pourissent, d'autres deviennent de beaux et fiers chênes puissants.
Que dire donc de ces métiers où l'on construit une maison qu'on habitera jamais? Je doute que la frustration de ne pouvoir mener les choses à terme soit si importante dans le conseil, comme dans beaucoup d'autres branches, un produit n'est jamais fini par celui qui l'a pensé, ni même celui qui a initié sa fabrication. Chaque intervention dans sa vie lui donnera une nouvelle valeur, jusqu'à ce que dans des siècles, enfin fini il ne prenne place dans un musée. Mais cette place n'a que rarement de lien avec sa conception, mais plutôt avec ses utilisateurs qui lui ont donné une valeur ou l'ont protégé du temps plus ou moins volontairement.
Disposer du temps pour atteindre l'image que l'on se faisait d'un produit ne serait-ce pas là le pire des défauts du produit? Peauffiné, Poli, usé même d'avoir été tant amélioré, celui-ci deviendrait certes un produit parfait, mais aussi impersonnel pour l'utilisateur, et quel déchirement que de le voir mal employé ne croyez vous pas? Sur un pur plan marketing ne vaut il mieux pas plusieurs versions beta plutot qu'une seule solution complète et parfaite?
En Bref sans avoir donné de réelle réponse, je m'en vais polir mes produits que je n'achèverai jamais et pour lesquels moi aussi je souhaite voir les jours se décupler...
Rédigé par: BGL | 07 juin 2007 à 15:28
Vous avez entièrement raison, on ne doit pas nous laisser aller jusqu'au bout de ce que l'on imaginait au début. De toute façon, c'est impossible car l'image qu'on se fait du produit "final" évolue au fil du projet.
L'avenir est donc, surtout dans le cas de Devisoft (que nous aurons le plaisir de vous présenter…), dans l'évolution par l'usage. J’entends par là, que les utilisateurs seront les commanditaires des évolutions à venir.
En fait, ce qui est réellement frustrant c'est de sentir la fin approcher au moment ou l'on commence à bien dominer notre projet…
Rédigé par: Franck | 07 juin 2007 à 19:35